10 octobre 2007
Dits :
« J’ai prié Dieu de me libérer de lui... »
Commentaires
Mais c'est ce qu'il vous demande depuis des années : affranchit-toi.
Il ne veut pas d'un esclave, et encore moins être responsable d'un ado sur le retour : il veut un homme, capable de se prendre en charge, il veut un humain mature, pleinement conscient de lui-même et qui ne reporte pas ses fautes sur autrui, parce que l'humain ne commet pas de faute autre que celle de ne pas vouloir s'admettre tel qu'il est : il doit s'assumer.
Ses comportements, ses agissements, ses sentiments, ses émotions, quelque soit le jugement que l'humain s'inflige pour les reconnaître, n'ont en réalité aucune valeur aux yeux de Dieu : lui ne veut qu'un être digne, léger, qu'aucun remord et qu'aucun regret ne viennent entraver l'esprit :
L'HOMME DOIT RESTER LIBRE !
Pas moi
Il y a longtemps que je ne lui adresse plus la parole !!!!....
...
Tiens, moi non plus, je lui parle plus depuis bien longtemps.
On est pas faché pourtant.
Paradoxe > C’est en lisant un texte de Maître Eckhart que cette supplication m’est venue à l’idée...Ton commentaire est un bon condensé de ce texte..Cela n’enlève rien à l’étrangeté à cette supplique paradoxale. Comment un acte de foi, de communion peut il nous libérer ? Le mot « fidèle » me semble pouvoir apporter une réponse à cette énigme...Il faut que je creuse le sujet
Minijupe > En es tu certaine ? N’as-tu pas dans un moment de souffrance ou de désarroi fait appel à lui...comme dernier recours.
Tock > Je suis athée, tu l’auras compris, mais j’ai l’impression que cette position « en creux » loin d’apporter une réponse définitive ne donne que plus de force à l’idée de Dieu. Peut être faut il faire comme toi...ne plus en parler, pour éteindre la flamme.
GADLU
CE N'est pas de Dieu qu'il faut se libérer mais de l'image que nous lui avons forgé.." tu ne forgeras pas d'idoles humaines" dit le rituel....ce qui nous enferme c'est un jour d'avoir voulu construire Dieu à notre image..oui je sais c'est normalement le contraire...plus d'image, plus de représentation..il ne reste plus qu'un principe créateur et non moralisateur....nous sommes enfin Libre..de croire de ne pas croire...juste le choix...
Gloire à Paradox !...
Franklin > Grand architecte de l’univers....mouais je fais plus confiance aux ingénieurs qu’aux architectes...beaucoup trop d’égo.
« croire de ne pas croire »...ça ne laisse pas beaucoup de choix
On a toujours le choix : soit d'aimer Dieu, soit de le haïr, soit de le refuser.
Ce qui nous laisse 3 possibilités : le rejoindre, le repousser, ou rester.
Chacune est au moins de notre choix; quand aux autres libertés, chacun est libre de les chercher. Ou non.
...
Je sais pas s'il faut repartir sur l'athéisme (un peu toujours pareil), mais les vrais athés sont pour moi des gens qui ont simplement déplacé l'idée de Dieu, sans jamais la détruire.
Son éventuelle disparition, celle du désenchantement du Monde de Gauchet, ne se décrête pas et consiste effectivement peut-être à n'en plus parler... Et ça, j'en suis très loin. Je dirais même, on en est tous très loin. La preuve.
Mais parler de Dieu et lui parler n'a rien à voir, évidemment.
Pour moi, la seule position quasiemment honnête par rapport à tout ça, c'est de partir de l'idée de foi, et de la mettre en doute. Et ça, tout bon curé qui se respecte vous dira que c'est de l'ordre de l'intime.
Le débat philosophique la dessus n'a pas de prise. Tout ce qui se peut prouver n'est pas important.
Les choix des paradox ne sont-ils donc pas un peu réducteurs ? Je ne me sens concernés par aucune de ces solutions.
Comme si les choses étaient figées... L'homme d'Eglise se lève t il tous les matin avec la foi chevillée au corps, l'athée n'est-il pas parfois réduit à s'adresser à Dieu (la preuve) ?
Dieu est d'abord une recherche. Certains pensent l'avoir trouvé; d'autre non, c'est tout. Mais c'est la démarche qui compte, pas le résultat. La démarche peut prendre une vie...
(Ce que je dis là n'est que le souvenir d'une conversassion que j'ai eu il y a très très longtemps, alors que je devais avoir dans les 10 - 12 ans, avec un honnête curé de campagne).
Se libérer de Dieu, le haïr, le refuser ???
Mais, il faudrait alors se prendre pour lui !!!
On peut toujours fanfaronner avec le mot.
Le reste ne se discute même pas.
Je confirme
je n'ai absolument pas fait "appel à lui" comme tu dis, même dans la "pire détresse" et je sais de quoi je parle, j'ai eu un cancer il y a 2 ans... Moi j'ai besoin de "réel" pour croire !!!....
"Se libérer de Dieu, le haîr, le refuser ???
Mais il faudrait alors se prendre pour lui !!!"
L'humanité toute entière a déjà les pleins pouvoirs ici-bas : elle peut dors-et-déjà contrôler son destin, même si elle ne connaît pas encore tout sur tout : elle est en devenir.
Soit elle accepte, non pas de se prendre, mais de devenir déesse elle-même, soit elle le refuse et demeurre telle quelle est, ou bien encore, elle peut régresser à l'état d'animalité première.
Et ces choix n'ont pas d'autre option : ce n'est pas réducteur, c'est juste un constat.
Maintenant, lorsque je parle d'humanité, il est possible de l'entendre au sens collectif du terme, mais, qu'en est-il au sens individuel ? Comment choisir individuellement ?
Et là, c'est bien à chacun de répondre.
De toute façon, tout n'est vraiment qu'une question de croyance, y compris celle qui refuse l'idéee divine : il n'est pas possible de réaliser quoi que ce soit sans croyance.
"Je crois que que je suis capable de le faire" résume assez bien.
Cependant, il arrive aussi de ne plus croire, mais d'avoir la certitude, dans un sens ou dans l'autre, ça n'a pas d'importance : dans cette condition, tout se réalise sans effort : là aussi ce n'est qu'un constat et pourtant, cela ressemble fort à de la superstition : il faut y croire aussi à la certitude.
...
Oui nan mais j'en suis resté à l'individuel.
Après, l'humanité comme déesse en devenir ? A la limite, tant que c'est pas fait ça coute rien de le dire. Difficilement contestable en fait.
Euh...si l'humanité est un devenir, on ne pas peut dire qu'elle peut aussi rester ce qu'elle est, si elle ne se contruit pas comme déesse. Elle serait quoi alors ?
Hum...
Quand le mystique prie Dieu de le libérer de Lui, c'est que la douleur est trop importante. Cette douleur, c'est la douleur de la séparation, l'union étant annihilation de soi en Dieu.
Quand vous dites : "C’est en lisant un texte de Maître Eckhart que cette supplication m’est venue à l’idée...Ton commentaire est un bon condensé de ce texte..Cela n’enlève rien à l’étrangeté à cette supplique paradoxale. Comment un acte de foi, de communion peut il nous libérer ? Le mot « fidèle » me semble pouvoir apporter une réponse à cette énigme...Il faut que je creuse le sujet"
La supplique n'est pas paradoxale pour un mystique, car Dieu "est", Il est partout, toujours, Il transcende tout. Quand on L'a rencontré, on sait que nous ne sommes rien sans Lui, que même le fait de dire "nous", de dire "je" n'a aucun sens. Cela fait parfois dire des bêtises à l'âme du mystique qui se débat parfois dans les rets du monde matériel. Quand on a rencontré Dieu, on ne peut L'oublier. C'est souvent merveilleux, parfois épuisant ; mais l'on a pas le choix.
Creusez donc le sujet, mais pas avec votre tête, avec votre coeur. Mais sachez que creuser Ce sujet, c'est chercher Dieu.
AZ
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