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Mise en abîme et déréalisme

01 octobre 2007

Lectures : La société assiégée

La_soci_t__assi_g_ePrésentation de l'éditeur
La société est assiégée, soumise à des attaques sur deux fronts : d'un côté un monde globalisé, auquel les anciennes règles et structures ne sont plus adaptées et où de nouvelles tardent à prendre forme, de l'autre une politique de la vie de plus en plus " liquide " et mal définie. L'espace compris entre ces deux fronts, gouverné jusque récemment encore par les principes régissant l'Etat-nation souverain et identifié par les sociologues comme la " société ", est chaque jour plus difficile à concevoir comme une entité autonome. D'où le défi posé à une sociologie fondée sur une conception de la société en grande partie dépassée : la souveraineté et le pouvoir relèvent de moins en moins des politiques de l'Etat-nation sans être en contrepartie institutionnalisés dans un nouvel espace. Quelles sont les conséquences de cette profonde transformation de la vie en société ? Quel monde sera celui du XXIe siècle ?

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24 septembre 2007

Lectures : Petit traité de philosophie naturelle

Petit_Trait__de_philosphie_naturellePrésentation de l'éditeur
Parcourant l'Ouest américain, des côtes sauvages de l'Oregon aux rivages de l'Alaska, les textes de ce recueil s'appuient sur l'observation de phénomènes naturels pour interroger les notions de distance et de séparation, la capacité de chacun à trouver sa place au sein de la nature et parmi ses proches. Chacun de ces brefs et percutants récits est l'occasion d'aborder avec simplicité des sujets graves. Pourquoi et comment accepter la mort ou la souffrance, l'éloignement de ceux qu'on aime, le temps qui passe et nous fait oublier ? A quoi, en somme, se rattacher et quelle est l'essence même de notre existence ? Autant de questions auxquelles ce livre apporte des réponses.

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17 septembre 2007

Lectures : Eloge de la parole

Eloge_de_la_paroleQuatrième de couverture
Avons-nous conscience de tout de ce que nous permet de faire la parole ? Utilisons-nous toutes les ressources de cette capacité extraordinairement et spécifiquement humaine ? C'est à la réponse à ces questions, moins triviales qu'il n'y paraît, que s'attache Philippe Breton dans ce livre, où il explore les immenses possibilités de la parole, à la fois sur le plan personnel et sur le plan social. Il montre comment, historiquement, la parole a progressivement constitué un espace de substitution à la violence, à l'exercice sans frein du pouvoir. Et comment les ressources de l'argumentation, mais aussi celles de l'objectivation des passions, ont permis de faire reculer, toujours plus, cette violence. Surtout, et c'est le principal objet de ce livre, il explique comment surmonter les obstacles qui s'opposent aujourd'hui au plein déploiement du pouvoir de la parole. Ce livre démontre comment chacun, sur le plan personnel, peut se réapproprier sa propre parole et comment le pouvoir partagé de la parole peut mettre un frein à la toute-puissance du pouvoir et à sa violence.

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11 septembre 2007

lectures : L'étrange, le familier, l'oublié

l__trange_le_familier_l_oubli_Présentation de l'éditeur
Dans la vie de tous les jours, notre univers familier semble aller de soi, mais les mécanismes neurologiques qui créent la conscience, déterminent la perception et la signification du monde, peuvent être altérés par une lésion cérébrale. Celle-ci peut faire disparaître un souvenir jadis accessible, transformer le familier en quelque chose d'étrange, d'étranger, voire de " faux " et une situation totalement nouvelle en impression de déjà vu ou déjà vécu. Etudiant ces altérations, Israel Rosenfield en arrive à établir que toute conscience commence avec l'expérience du corps. Et que cette expérience induit et modifie l'image du corps. Réinterprétant de nombreux cas cliniques, célèbres ou récents, l'auteur démontre que les raisons de ces phénomènes sont à chercher dans les liens existant entre la conscience, la mémoire et l'image du corps, et nous amène à considérer l'expérience du corps comme le point de référence central de toutes les formes de conscience.

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05 septembre 2007

Lectures : Sauver la communication

Sauver_la_communicationPrésentation de l'éditeur
Réussir à communiquer est la grande question de notre vie. On cherche tous à y répondre et personne ne peut s'en passer. Elle est au cœur des rapports personnels, familiaux, sociaux, politiques et, de plus en plus, de la mondialisation. Pourtant, elle est constamment dévalorisée, soupçonnée de manipulation, réduite aux paillettes ou au commerce. " La com " n'est pas synonyme de communication. Il a fallu des siècles de combat pour la reconnaître, et elle n'est authentique qu'entre des individus libres et égaux. C'est pourquoi elle est si fragile et indissociable de la démocratie. Sauver la communication, c'est admettre qu'elle est distincte de l'information, car elle concerne la relation, toujours difficile, avec l'autre. Communiquer, c'est de toute façon aller au-delà des messages et des techniques, aussi sophistiquées et séduisantes soient-elles. C'est rappeler, modestement, obstinément, la dimension humaniste de la communication et accepter les risques de l'incommunication. C'est aussi critiquer les idéologies qui la portent, et tous ceux qui l'utilisent, sans vergogne, tout en la dévalorisant. Sauver la communication, c'est finalement défendre l'idéal démocratique et comprendre que communiquer et cohabiter sont parmi les grands enjeux de paix et de guerre du XXIe siècle. La communication est toujours un pari sur l'autre. À l'heure de la mondialisation, où la fin des distances physiques révèle l'incroyable étendue des distances culturelles, elle est une valeur essentielle pour éviter que le choc des cultures n'entraîne la guerre des civilisations.
 

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30 août 2007

Lectures : La dimension cachée

La_dimension_cach_eQuatrième de couverture :
La dimension cachée, c'est celle du territoire de tout être vivant, animal ou humain, de l'espace nécessaire à son équilibre. Mais chez l'homme, cette dimension devient culturelle. Ainsi, chaque civilisation a sa manière de concevoir les déplacements du corps, l'agencement des maisons, les conditions de la conversation, les frontières de l'intimité. Ces études comparatives jettent une lumière neuve sur la connaissance que nous pouvons avoir d'autrui et sur le danger que nous courons, dans nos cites modernes, à ignorer cette dimension cachée : peut-être est -ce moins le surpeuplement qui nous menace que la perte de notre identité.


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09 juillet 2007

Lectures : L'ère du faux

L__re_du_faux

Commentaire auteur :

Du journalisme aux pirates de l’art en passant par le cinéma, les sosies ou l’effet-placebo, nous avons exploré ces modernes avatars du faux, mais sans jamais oublier que les faussaires de génie ou les imposteurs qui jonglent avec les identités nous fascinent, et que le faux c’est aussi, l’espace d’un vertige, une porte qui s’entrouvre sur une brève éternité, un séisme instantané, un vacillement du réel.

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03 juillet 2007

Lectures : La conscience des mots

La_conscience_des_motsRésumé :

Après avoir assisté aux horreurs du XXe siècle -Auschwitz et la Bombe-, il est évident qu'un nouvelle forme de connaissance est nécessaire. C'est justement ce que Elias Canetti a essayé dans son œuvre. Une œuvre qui est marquée par la fin du sujet, de la représentation, de l'histoire, et par le surgissement de la masse et du pouvoir extrêmes. Une œuvre multiple -fiction. réflexion, autobiographie- qui lui conduira d'une expérience de la fin du monde à la reconnaissance de la sainteté du vivant. L'identique en tant que principe de pouvoir, de survie et de mort s'est érigé en maître destructeur de la Terre et des hommes, et c'est pour cela que la tâche de Canetti a été celle de sauvegarder le vivant, la métamorphose et la conscience des mots qui permettent d'accéder au territoire de l'homme..

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21 juin 2007

lectures : Petit traité du jardin ordinaire

Petit_trait__du_jardin_ordinaire

Présentation de l'éditeur
« Il est difficile, lorsque l’on vit en contact étroit avec la nature de se sentir découragé »
Qu’est-ce qu’un jardin, de quel type d’espace s’agit-il, quelle est sa forme temporelle, de quelles pièces et morceaux doit-il se composer pour avoir droit au nom de « jardin » ?
En distinguant le jardin de son frère ennemi, le paysage, en évitant de le soumettre à la contagion des « beaux jardins », en essayant d’aller à l’élémentaire, ce petit traité tente de fixer pour un moment l’objet jardin, objet toujours en mouvement, toujours inachevé, et dont la composition subtile réclame un prudent dosage.
Mais qu’il se montre dans son ingénuité ou qu’il s’expose comme une œuvre contemporaine, le jardin répond à une loi qui le met à part dans les productions humaines : celle de l’anentropie, ce travail incessant de reconstruction, de rapiècement, de rétablissement patient à partir des restes, par lequel le jardinier compose avec la mort. Anne Cauquelin

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14 juin 2007

Lectures : La montée de l'insignifiance

la_mont_e_de_l_insignifianceCONTRE LE CONFORMISME GÉNÉRALISÉ

Stopper la montée de l’insignifiance

IL manque la voix de Cornelius Castoriadis, ce dissident essentiel, en ces temps de « non- pensée ». Il n’a pas sombré dans le renoncement esthète, ni dans le cynisme ni dans cette apathie repue qui dit : « Tout se vaut, tout est vu, tout est vain. » Il dénonce une élite politique réduite à appliquer l’intégrisme néolibéral, mais souligne aussi la responsabilité du « citoyen » que la précarité désengage de l’activité civique. Silencieusement, s’est mise en place cette formidable régression : une non-pensée produisant cette non-société, ce racisme social. Jusqu’au bout Castoriadis a recherché une radicalité : « Je suis un révolutionnaire favorable à des changements radicaux, disait-il quelques semaines avant sa mort. Je ne pense pas que l’on puisse faire marcher d’une manière libre, égalitaire et juste le système français capitaliste tel qu’il est. »

(extrait du Monde Diplomatique)

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